Cette série d'images a été réalisée pour la sortie du livre musical « L’été », de Charles-Eric Charrier.

Le 21 septembre 2019 sortira ce recueil de 121 textes poétiques accompagnés d’un lien pour télécharger la partie sonore sur internet aux formats souhaités. Chaque livre est personnalisé par un cadavre exquis unique.


Textes & musiques : CHARLES-ERIC CHARRIER

Réalisation artistique et chœurs du disque : NICOLAS « COVALESKY » RICHARD



Informations & commandes: charles.charrier@free.fr



UNE « INTRODUCTION » A L’ETE Par YAN KOUTON


« Ecoute un choix radical »…Voici résumé en quelques mots, de Charles-Eric Charrier, « L’été ». Recueil de poésies somptueusement mis en musique, à moins que ce ne soit un disque traversé de part en part par une fulgurance poétique, ce que l’auteur et musicien nous offre ici n’a rien de comparable. Cela fait longtemps que Charles-Eric Charrier a quitté les chemins balisés d’une musique trop évidente, inscrite dans un paysage immuable. Cette musique-là, son cortège de postures, se sont évanouies peu à peu dans l’œuvre du nantais, au profit de l’aventure, on aimerait écrire de la liberté absolue. Aux confins du jazz, du blues, de la musique orientale et africaine, de l’électronique traitée comme une respiration inquiétante ou étrange. La basse de Charles-Eric Charrier est devenue l’extension de ses visions poétiques. Un parcours essentiel et rare, avant de parvenir à ce livre -musical qui parvient à concentrer tout l’art d’un créateur hors-norme. Un art qui, depuis longtemps, a tout d’une quête, d’une recherche libérée de toutes les contraintes associées habituellement à la conception de disques. « L’été » est ainsi habité par une puissance quasi-chamanique, portant une poésie dont les sources intimes puisent autant dans le minimalisme extrême-oriental que dans le ghazel. Au-delà de ces références – revendiquées – l’écriture de Charles-Eric Charrier est surtout d’une modernité à couper le souffle. L’épure de ses mots entre parfaitement en résonance avec des compositions impressionnantes, parvenant jusqu’à la psalmodie. La beauté qui émerge de cette œuvre globale est saisissante. 6 pièces musicales et 130 textes, parfois aux airs d’haïkus sublimes, distillent des émotions vibrantes, essentielles. Ce « choix radical » vous transporte aussi loin que possible dans un imaginaire aux vibrations hypnotiques. Où l’on se débarrasse des carcans et des attendus pour se laisser porter par cette musique comme une respiration vitale. Il y a dans cette poésie musicale une âme incomparable, quelque chose comme une pensée antérieure au langage réfléchi. Une chose connectée au sens, au ressenti. La douceur étrange qui se dégage des titres n’est que le reflet apaisé d’un rayonnement intérieur fulgurant. A ce stade on ne peut plus parler simplement de musique. Il s’agit d’autre chose. D’un ailleurs, d’un territoire artistique autonome, sans autre référence que la liberté de son auteur. On se gardera ainsi de trouver des parentés. On parlera plutôt de « connections invisibles », explorées par la basse extraordinaire de Charles-Eric Charrier. Explorées par ses mots, qui comme les notes, sont posés avec un soin extrême, une maîtrise et une économie dont l’austérité n’est qu’apparente. Derrière la rigueur se cache en effet une infinité de paysages, de sensations, de sentiments. L’instrument de musique semble au service exclusif de cette concentration, de ce regard délivré, ne voyant plus que l’essence de chaque chose, à la manière d’un impressionniste. « Observer » comme un mantra de toute beauté traversant toute l’œuvre. Une œuvre qui s’inscrit dans un parcours en tout point exceptionnel. Une émancipation vertigineuse dont l’existence est un véritable trésor, alors que l’art musical, et la littérature de plus en plus, sont désormais dans les griffes toute puissantes du formatage. Ici, il n’est question que de création, de ce qu’elle implique et signifie de plus profond.


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